Ma prépa IronMan 70.3

Il y a encore deux ans, je n’avais rien à part des baskets, j’étais dans l’inconnu, j’avais juste une certitude : objectif IronMan un jour
Il y a encore un an, je n’avais encore jamais fait de triathlon.
Il y a encore quelques mois, je paniquais à l’idée de nager avec autant de personnes en eau libre…
Et pourtant, dans deux semaines je vais faire un IronMan 70.3 … (pour rappel ou pour info : 1900m de natation, 90km de vélo et 21km de course à pied).
Suis-je folle ? Non, j’aime juste les challenges, me pousser et aller toujours plus loin. IMG_1010

Comment toute cette histoire a-t-elle commencé ?

Comme beaucoup de mes histoires, cette folle aventure a commencé avec une fille aussi folle que moi : ma meilleure amie, ma Bleuette, rencontrée depuis quelques années sur le stade Charlety, stade dont le nombre de tour de piste ne se compte plus.

Notre mentor de triathlon et ami, Cyril, avec qui nous nous entrainons en course à pied, s’était mis au triathlon depuis quelques temps. A chaque entrainement, il nous disait « les filles vous avez les capacités pour vous y mettre, foncez », alors qu’il était en train de préparer son premier IronMan.

Il n’a pas fallu longtemps pour nous motiver et ni une ni deux nous sommes allées choisir notre vélo et comme nous ne faisons pas les choses à moitié, nous avons pris le même (bon ok j’ai copié sur elle) !

Je me souviens encore de notre première sortie, juste après mon anniversaire, nous vivions encore à Paris (depuis les choses ont bien changé), en plein hiver, donc bien couvertes à faire des tours à Vincennes et tester les cales auto.

Bref, je ne vais pas vous raconter tous mes entrainements sinon nous y sommes encore demain !

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Passé l’achat de tout le matériel (c’est un budget quand même le triathlon !), les entrainements, les transitions, les tours à Vincennes, les piscines bondées de Paris, ça y est j’étais partie pour cette magnifique aventure de Triathlon.

Mes premiers Triathlons : un gros kiff ?

Gros kiff pendant la course à pied Ouii, faire que doubler, rattraper son retard et sentir les petites jambes qui gambadent gaiement, franchement c’est canon. C’est ma discipline, donc forcément, lorsque je descends du vélo, je suis happy ! Et les autres sports on en parle ?

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Concernant le vélo, j’ai des qualités mais aussi des défauts.

Comme mon père vit dans le Vercors depuis que je suis toute petite et que nous avons une maison de vacances en Ardèche, j’ai l’habitude de faire du vélo de route avec ma famille en montagne ou avec du dénivelé. De par mon physique, je sais aussi que je suis meilleure sur un parcours avec du dénivelé que sur du plat.

Terminons ce petit tour des disciplines par le meilleur, le plus gros kiff, la natation haha !

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Pour être honnête, lors de mon premier triathlon à Enghien (distance M, où j’avais 1500m à parcourir), j’ai vraiment cru mourir (non je n’exagère pas), entre les noyades, la sensation d’oppression avec le monde et le goût de la boue… C’est d’ailleurs assez frustrant de se dire qu’on nage bien (j’ai fait de la natation pendant 6 ans dans ma jeunesse), mais de ne tout simplement pas pouvoir nager. D’autant plus qu’en paniquant et en brassant (au lieu de crawler, nage pour laquelle je m’étais entrainée), on se fatigue énormément. En sortant de l’eau je m’étais même dit « mais quelle horreur, plus jamais ça ! ».

Mais je ne me suis pas avouée vaincue et à mon sens toute peur doit être surmontée. La solution de facilité aurait été de me mettre au duathlon. Mais non j’ai essayé de surmonter à chaque fois cette peur que je comptais bien dominer.

Lors de mon dernier triathlon en date l’année dernière à la Baule (distance M), si je n’ai pas repoussé mes limites je ne sais pas ce que j’ai fait. 950 personnes au départ, donc imaginez mon appréhension…Et pour la première fois, je n’ai pas paniqué, j’ai évité de penser que je nageais avec autant de personnes et en prenant du plaisir à nager.

Donc oui, du kiff même si forcément je manque encore d’expérience mais c’est en pratiquant que l’on apprend. Et comme je termine par la course à pied, c’est que du bonheur.

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Pourquoi avoir choisi l’IronMan 70.3 d’Aix en Provence ?

Alors pour plusieurs raisons :

  • c’est en lac (et pour avoir connu un triathlon en Bretagne avec de grosses vagues en format S, je préférais éviter en mer) et départ par vague (non non pas des vraies vagues hein !), donc pour une flippée comme moi de la nage en masse, c’est niquel ;
  • parcours avec dénivelé en vélo, un plus pour moi ;
  • assez tôt dans la saison donc pas sous la grosse chaleur ;
  • une bonne amie le fait aussi et lorsque je me suis inscrite je vivais encore à Paris donc on pensait pouvoir se motiver et s’entrainer ensemble pendant l’hiver.

Comment je m’entraine concrètement ?

Pour faire simple, je me suis inscrite en octobre, je pourrais dire que mon entrainement, s’est fait par phases en fonction de mes objectifs de courses hivernaux mais aussi en fonction de ma vie privée /professionnelle.

  1. L’entrainement hivernal 

Comme vous le savez, je suis coureuse et je m’entrainais avec mon club, le PUC à Paris, pour la saison des cross.

Mes entrainements de course à pied :

  • deux entrainements sur piste le mardi et le jeudi : fractionné ;
  • Sortie longue le dimanche matin avec des côtes ;
  • Parfois un autre petit footing.

A prendre en compte également, qu’en octobre et ce jusqu’en décembre je travaillais encore en tant qu’avocate au sein d’un cabinet, où mon niveau de stress et rythme de travail était très soutenu.

Décembre – janvier : j’avais arrêté de travailler. En décembre, voyage au Népal, qui m’a fait beaucoup de bien. En janvier : entre mes cartons pour préparer mon déménagement, j’ai pas mal pu m’entrainer, ce qui m’a permis d’arriver aux cross en pleine forme notamment en allant jusqu’aux demies finales des championnats de France et en réalisant un record personnel sur un 10km (avec qualification pour les championnats de France).

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S’agissant de la natation, j’essayais d’y aller deux fois par semaine, mais clairement en semaine c’était compliqué car devoir se lever à 6h pour aller dans une piscine bondée pour ensuite enchainer sur une journée de 10h au taff (et encore c’était plutôt du 11-12h), je l’ai fait deux fois, ensuite je me suis rendue compte que cela me fatiguait trop. Donc si je pouvais partir incognito le midi pendant 1h30, j’allais nager. Vous l’aurez compris, c’était plutôt une séance de natation par semaine plutôt que 2…

A partir de janvier, avec mon coach de natation, Victor, nous avons mis en place un programme que je tiens encore à ce jour : 2 entrainements de natation par semaine :

  • Des éducatifs pour travailler la technique, avec différents exercices spécifiques en fonction des semaines, également des exercices de vitesse ; généralement autour de 2500-3000m ;
  • 2000m en crawl sans arrêt.

Et le vélo on en parle ? A partir de novembre j’ai clairement complètement arrêté le vélo car:

  • sortir dans le froid, sous la pluie et à Paris… cela donne envie non ? d’autant plus que rien que pour trouver un endroit bien pour s’entrainer, je devais faire 9km entre les feux, les stops etc…
  • pas d’envie (et vous savez que je fonctionne beaucoup en fonction de mes envies) ;
  • parce que je ne voyais pas l’intérêt de commencer un entrainement Half beaucoup trop tôt ;
  • mon objectif principal : la course à pied.

Mais comme je n’aimais pas le métro, j’allais et venais dans Paris à vélib, au moins je roulais un peu…

2. Déménagement en février

Nouvelle ville (Pau, aux pieds des Pyrénées), nouveau travail (un rythme, de vraies horaires, beaucoup plus de temps pour moi), nouvelle vie, donc une adaptation de mes entrainements.

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S’agissant de la course à pied, au début pas de changement de mes entrainements.

MAIS début mars, une douleur est apparue à mon genou gauche (la même douleur que j’avais pu ressentir pour mon TFL, blessure de trois mois au genou droit un an et demi auparavant). Cela voulait dire que j’en avais trop fait (j’avais enchainé 3 week-ends de courses au mois de février), fatigue, reprise du vélo. Grosse sonnette d’alarme, donc :

  • Pas de course pendant 10 jours ;
  • Nouvelles semelles orthopédiques ;
  • Séances ostéo.

Bref, quand le corps dit stop, il faut l’écouter. Clairement, je ne voulais pas risquer de me blesser en continuant à courir (erreur de l’année précédente).

J’avais intégré dans ma prépa de l’Half IronMan un semi-marathon, le Semi-Marathon de Bordeaux étant 3 semaines plus tard… c’était un peu compromis, surtout sans préparation.

Au final, le repos de 10 jours a été clairement bénéfique car d’une part j’ai gagné un trail dans ma région et  et d’autre part la semaine d’après à Bordeaux j’ai battu mon record personnel sur semi-marathon (1h36’20).

Par la suite, j’ai repris les séances de fractionné mais seulement une séance sur piste, l’autre en terrain mixte (moins traumatisant pour le corps), tout en faisant attention à protéger mon petit genou. Ainsi qu’une sortie longue.

Au niveau de la Natation : comme ce que j’ai dit précédemment, avec en prime, une piscine en plein air vue sur les Pyrénées (un vrai bonheur de s’entrainer). J’ai eu l’impression de beaucoup progresser, de gagner en fluidité, en prenant du plaisir à nager.

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Et c’était reparti pour le vélo !!! Après un repositionnement (mauvaise posture), et quelques réglages, j’ai pu découvrir, grâce à Julie, ma nouvelle coéquipière de triathlon, ma nouvelle région avec des parcours extraordinaires, à deux pas de chez moi. Ici impossible de ne pas faire de dénivelé (juste parfait pour préparer l’Half d’Aix à fort dénivelé positif). Il n’y a pas de secret pour préparer un Half, il faut rouler, rouler et encore rouler. Donc c’est ce que j’ai fait.

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N’oublions pas deux points fondamentaux à mon sens : le renforcement (20-30min deux fois par semaine) et les étirements pour éviter les blessures (tous les deux jours, avec le petit bonus du rouleau massage !).

Pour vous donner un exemple de semaine type sur le dernier mois de ma préparation :

  • Lundi : repos
  • Mardi : fractionné en course à pied
  • Mercredi : natation (éducatifs) + transition vélo (autour de 40km)
  • Jeudi : fractionné en course à pied
  • Vendredi : natation en crawl sans arrêt (2000m)
  • Samedi : petite sortie de course à pied ou vélo ou repos (tout dépendait de mon humeur ou de ce que je faisais de ma journée)
  • Dimanche : grosse sortie vélo (80-90km) + enchainé avec 7-8km de course à pied.

Ce n’était pas toutes les semaines pareilles, en fonction de mon organisation, de mon travail etc. Parfois, j’en avais juste pas envie, alors je ne me forçais pasJe ne le dirais jamais assez, mais il faut s’avoir s’écouter, quitte à faire une petite semaine pour reprendre de plus bel la semaine d’après.

Voilà j’ai mis de l’intensité, beaucoup de transitions pour habituer mon corps au maximum à enchainer un autre sport. Je n’ai pas eu de réelles difficultés à courir après de grosses sorties vélo, ce qui est bon signe.

Parlons rapidement de l’alimentation

Très difficile car sur mes précédents triathlons, je n’avais pas besoin de manger. Idem pour le running, j’ai du mal à prendre un gel ou une barre en courant. Pour un Half, j’étais obligée.

Donc j’ai testé les produits Power-bar et Power gel qui seront distribués sur l’Half d’Aix.

Les barres passent niquel sur le vélo. Les gels, j’ai un peu plus de mal à en prendre sur la course à pied.

Je me force aussi à beaucoup boire sur le vélo, avec une petite boisson énergisante, maintenant c’est un automatisme.

Quel Equipement ?

Depuis peu, je suis Ambassadrice de la marque KIWAMI alors bien évidement sur mon premier Half IronMan je porterai une trifonction de ma marque fétiche (la spider) que j’ai pu tester. Elle est juste extra, matière très agréable à porter et très technique.

Un vrai plaisir d’intégrer cette équipe et de pouvoir représenter cette belle marque.

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Maintenant, j’ai qu’une chose à dire : vivement dans deux semaines !!! Plaisir avant tout.

 

 

 

 

 

 

 

11 réflexions sur “Ma prépa IronMan 70.3

  1. Klorun

    Quelle détermination ! Je me souvié d’un post sur insta où tu exprimais ta peur de la nage… beaucoup de chemin parcouru depuis ! Tu es impressionnante ! Bon IronMan 70.3, je sens que tu vas encore nous épater 👌

    Aimé par 1 personne

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