Voyage en Norvège en Van – 15 jours – partie 2

La suite de notre aventure : Partie 1 ici

Jour 9 – Dimanche 7 août – Ile Lofoten – Flakstadoy

Nuit agitée car beaucoup de vent et de pluie, tellement de pluie que l’intérieur de notre toit était mouillé, de mon côté en plus !

Au réveil : pluie.

On a pris le petit déjeuner au lit et on a traîné dans le van jusqu’à plus de 11h car il pleuvait vraiment fort !

Le guide indiquait une boulangerie à A. Toute personne qui me connait bien sait que je suis fan de pain et ça commencait à me manquer !

Nous avons acheté du bon pain et des cinamon rolls.

Petit resto au bord de l’eau, à Hamnoy, conseillé dans le guide pour ses bons burgers au poisson. C’était très très très bien, on est resté au chaud, tranquilles…

Direction en voiture sur l’île de Flakstadoy, notamment à Ramberg. Il pleuvait toujours donc on a attendu en jouant aux cartes (Jack).

Puis, le ciel s’est en partie dégagé, ni une ni deux nous sommes sortis du van… il ne faut pas tergiverser car il risquait de repleuvoir…

Nous nous sommes baladés sur la belle plage de Fredvang.

Puis direction le début de la randonnée de Kvalvika.

Pour changer et suite à la grosse pluie de la nuit et de la journée : beaucoup de boue… mais des planches avaient été installées, quel bonheur…

Dommage qu’il n’y en a pas sur toute la randonnée !

Une petite montée progressive puis descente raide vers la plage de Kvalvika, magnifique, entourée de falaises, il n’y avait presque personne… vraiment splendide !

Après autant de pluie, ça faisait du bien de voir du ciel bleu et les rayons du soleil.

Guitou s’est fait des copines sur la plage : les chèvres ! Belle balade puis il était temps de remonter (je préfère vraiment la montée, beaucoup moins casse gueule que la descente humide).

Dans la descente de retour, Guitou m’a bien évidemment beaucoup attendue.

On a décidé de rester dans le coin pour la nuit car absence de panneau d’interdiction de camper.

En plus, le long du fjord, c’était calme et paisible… sans passage de voiture car la route est sans issue.

Douche… oh la la vraiment rude tellement il faisait froid et venteux ! En plus la douche de la veille était encore dans mon esprit…

Dîner sur la route car côté fjord il y avait trop de vent, nous étions abrités par le van.

Guitou ne quittait plus son écharpe de foot haha.

Au fait quand je parle de froid, c’est environ 10-12 degrés et, avec le vent, le ressenti entre 5 et 10 ! La canicule qui sévissait en France nous paraissait très très loin…

Jour 10 – Lundi 8 août – Vaeroy Island

Réveil magnifique face au fjord et surtout avec du ciel bleu et un peu de soleil, au top. Bon ça s’est vite recouvert.

On a mangé notre pain acheté la veille, miam.

j’adore les photos miroir, je suis fan fan !!

Nous sommes retournés direction Moskenes, en passant par les beaux villages de Hamnoy et Reines, ravissants avec les petites maisons de pêcheurs. On était large pour le ferry, du coup on a fait quelques stops photos.

9h45 : encore un ferry et gratuit ! oui oui… j’ai parlé avec un local et il m’a indiqué que les ferries sont gratuits juillet-août sauf celui de Bodo-Mostrenes (je me suis trompée en faisant la réservation avec un tarif de 6 m… j’ai cru que notre van était énorme !)

Il faut cependant réserver le ferry pour Vaeroy, contrairement aux autres sans réservation.

Nous sommes arrivés sur l’île rapidement, peu de passagers à descendre du bateau (on s’est dit qu’on allait avoir l’île pour nous seuls).

Il faisait encore nuageux. Départ de la randonnée un peu au bout de l’île, l’eau de la mer était cristalline, on se serait cru en Bretagne, magique !

Le début de la rando était plat, à un moment Guitou m’a fait passer par un chemin qui n’en était pas un, parmi de grandes herbes. Nous avons fait la connaissance de moutons qui, comme des moutons, ont suivi Guitou, comme moi d’ailleurs !

Passage par une église, superbe, toute en bois. Elle était fermée mais la clé est laissée visible pour les visiteurs. Ravissantes petites maisons autour.

Nous avons continué notre chemin, pour une fois, il n’y avait pas trop de boue.

Pause déj au bord de mer et face aux Lofoten au loin. J’adore les pique-niques ! Mais nous n’avons pas traînés car il faisait froid et venteux.

La côte magnifique m’a fait penser à ma Bretagne…

Soudain, le ciel s’est dégagé, le soleil est apparu, quel bonheur ! La météo ici est tellement changeante surtout avec les forts vents.

On a découvert une petite plage de sable blanc, trop belle.

Nous avons continué dans les rochers jusqu’à la presqu’île pour bifurquer vers la montée.

Une montée très raide (comme d’habitude, en Norvège, ils n’aiment pas les grands et beaux virages !) sans chemin et de l’herbe qui glissait un peu.

Directement, nous avons fait du dénivelé.

En fait, il fallait être très attentifs car nous étions sur une bande entre deux falaises.

Quand Guitou s’est approché trop près de la falaise, j’ai eu trop peur, à cause de mon vertige.

Contradiction : je n’hésite pas à aller sur des cailloux au bord du vide, pour prendre des photos.

A un moment, il a fallu descendre le long de la falaise, j’ai eu vraiment très très peur… heureusement, je me suis calmée en suivant l’amoureux.

Nous sommes arrivés vite au sommet, à la fin le «chemin» était vertical, du coup le dénivelé ne s’est presque pas fait sentir. 

Sommet magnifique, vue sur toute l’île.

Nous avons continué sur les crêtes. Descente, puis remontée, puis descente, puis remontée… nous avons gravi 2 petits pics en plus.

Le vent s’est engouffré au niveau d’un passage entre 2 falaises. J’ai cru que mes lunettes de soleil allaient s’envoler (ce qui s’est déjà produit aux Ecrins…) et moi aussi ! C’était vraiment intense, rarement vu autant de vent.

Au sommet du dernier pic, une petite boîte aux lettres contenant un carnet dans lequel nous avons inscrit nos coordonnées. Nous étions les seuls ce jour à faire ce sommet et les seuls français depuis un moment !

La dernière descente : horrible, un chemin à pic et légèrement boueux. Mais la vue était superbe sur de petites plages à l’eau turquoise.

Randonnée de 18 km/1000 m D+, incroyable !

Incroyable aussi la météo car d’un coup les nuages sont apparus et nous qui pensions prendre la douche au soleil, c’était plutôt dans le froid et en essayant de s’abriter du vent…

Pour dîner, nous nous sommes mis à l’abri de notre van, pour couper le vent. C’était quand même drôle… Guitou avait son écharpe et moi un style particulier !

Nous avons rechargé nos bonbonnes aux toilettes du Coop, notre supermarché.

Comme il fallait attendre le ferry de 22h45 (il n’y a qu’un bateau par jour) on a joué aux cartes et j’ai pris ma revanche au Jack !

Arrivés à minuit quand même, nous allions bien dormir !

Jour 11 – Mardi 9 août – Lofoten – Reinebringen – Nusfjord

00h15 – sortie du bateau – il pleut

00h20 – on se gare sur un parking pas loin de A

00h30 – on dort

Réveil vers 8h avec le bruit du parking, pas des plus agréables.

On a déplacé le van sur un autre parking car là nous étions vraiment sur la route.

Petit dej agréable face à un lac et des toilettes pour recharger nos bonbonnes… toilettes payantes !

Du coup, j’ai attendu que quelqu’un sorte… franchement jamais je ne paierai pour faire pipi !

Après le petit dej : direction le village de A pour le bon pain et les cinnamon rolls afin de se donner des forces pour la journée… mangés sur le petit port de pêche.

Départ pour une belle randonnée : Reinebringen. Encore une fois, le parcours est sur Strava (8km – 800 m D+). Elle débute à Reine par 1978 marches (oui, rien que ça, on a compté en descente !)

J’adore les escaliers, en plus ça changeait de la boue en montée. Du coup, cela s’est fait rapidement, on a doublé tout le temps !

Contrairement à la veille, nous n’étions pas seuls, c’est une superbe randonnée connue.

Oups, j’ai oublié de faire un point météo : il avait plu toute la nuit (le matelas était mouillé, cette fois du côté de Guilhem). Au réveil, c’était couvert mais ça allait, il y avait une belle luminosité.

Tant qu’il faisait ce temps, nous étions contents !

Arrivés à la 1ère partie très rapidement, on a fait quelques photos, il y avait du monde.

Vue de folie sur les villages, fjords, lacs, montagnes

Nous avons continué et laissé les touristes derrière nous et on ne les a plus revus (en fait, ils s’arrêtent en haut des marches, or ce n’est pas le sommet)

La 2ème partie fût plus scabreuse, vertigineuse même car il faut passer sur une crête entre 2 falaises, redescendre un peu, puis remonter.

Bref, c’est difficile, il y a des parties limite escalade, le sol est glissant et le vide est tout proche… je n’étais pas très sereine mais j’ai géré et contente d’y être arrivée.

Au sommet (680 m), nous étions quasiment seuls. Il y avait un couple qui, le temps de notre pause dej, est resté sur un rocher à prendre des photos (le même rocher, avec un drone, la totale !).

Même Guitou a dit «à côté tu es vraiment soft». Même moi, j’étais choquée, c’est pour dire…

La vue incroyable, fabuleuse… ici c’est ouf ! Même si je le savais déjà.

Le retour s’est fait vite, surtout les marches, les compter a fait passer le temps…

Retour en début d’après midi et le temps était propice à continuer une activité.

Nous sommes donc allés en van à Ramberg. Le ciel s’est dégagé d’un coup. C’est une magnifique plage de sable blanc et eau turquoise.

Nous avons enfourché nos vélos (ici il faut vivre le moment présent, s’il fait beau il faut en profiter à fond !)

Passage par Flakstad, autre belle plage, puis nous avons longé le fjord, exceptionnel…

Passage par un beau lac, dans les montagnes le ciel s’assombrissait…

Arrivés à Nusfjord : sublime petit village de pêcheurs le long du fjord.

Pour entrer dans le village, c’est payant ! Abusif !

Sans le savoir, j’ai pris des escaliers et j’y ai eu accès ! Heureusement qu’on n’a pas payé… c’est quoi cette déconne de faire payer pour rentrer dans un village ! En tous cas, il valait le déplacement en vélo.

Le retour fût plus couvert mais tout aussi plaisant, on était quand même bien couverts (j’avais mes gants à un moment !)

Il était 18h, le temps de recharger les bonbonnes mais nous n’avons pas trouvé d’endroit pour le faire. Nous avons donc puisé de l’eau à un ruisseau, eau jaune juste pour nous laver, pas pour les pâtes…

Même super spot que l’avant-veille à Krystad, cette fois sans vent, parfait…

Petite douche, oh la la, c’est de plus en plus difficile de se mettre nue dans le froid !

Apéro, dîner, jeux de cartes sous une belle lumière, on espérait presque que le lendemain il ferait beau.

Jour 12 – Mercredi 10 août – Lofoten : Krystad à Henningvaer

Journée à pas faire grand chose…

3h00 du matin, il a fallu se lever et conduire pour changer de spot car nous étions exposés au vent, vent de malade et pluie qui nous a mouillés, pas très agréable

Réveil sous la pluie et dans le vent.

On a trouvé une sorte de cabane pour prendre le petit dej, à l’abri du vent, ou pas…

En 2 secondes, l’eau du café était froide.

On savait que ce jour là ne serait vraiment pas top !

Direction les toilettes pour remplir nos bonbonnes.

On s’est dit qu’on allait avancer un peu en voiture et, notamment, faire la partie la moins intéressante de l’île (?????????).

Il pleuvait, zéro visibilité donc pas grand chose à dire.

Petites courses.

Direction Stamsund pour un petit resto conseillé par le guide, sauf que c’était fermé et indiqué ouvert sur internet !

Retour à Leknes : resto pas ouf mais c’était le seul ouvert.

Ensuite, petit café sympa pour des desserts (miam) et chocolats pour nous réchauffer, vu le temps !

Nous avons repris la route un peu fatigués… et nous avons opté pour une petite sieste qui nous ferait du bien, en cette journée off !

Pause le long d’un fjord. Après avoir installé le toit, on s’est fait virer par un monsieur qui nous a indiqué que le terrain était privé.

Nous avons donc bougé sur le parking d’un cimetière, niquel, on a dormi 2h.

Le matelas commençait à nouveau à être humide…

Direction Henningvaer, en essayant d’être le plus possible abrités du vent, il y avait de sacrés rafales !

Pour la 1ère fois, apéro et dîner à l’intérieur, tellement il faisait mauvais.

Nous avons pris la décision de ne pas dormir en haut du van, compte-tenu des conditions météo.

Du coup, il a fallu ranger tout notre bordel, notamment en installant les vélos devant.

On notera que nous avons beaucoup utilisé les vélos haha.

Test donc du lit du bas, beaucoup plus spacieux et confortable.

Jour 13 – Jeudi 11 août – Henningvaer – Rognan

Réveil sous le pluie et le vent de folie (rafales à 80 km)

Petit dej préparé par l’amoureux au lit…

On a décidé de quitter les Lofoten plus tôt, à cause de la tempête. On devait partir le samedi soir et on était jeudi.

C’est l’avantage du vanlife, on peut changer les plans au dernier moment, en fonction de nos envies et de la météo.

Visite de Henningvaer décrite comme «la Venise des Lofoten»… Pas du tout ! ou alors mes souvenirs de Venise sont erronés !

Dej à Svolvaer : un bon burger, c’était aussi l’occasion de se réchauffer !

Episode de la traversée légèrement cauchemardesque !

La pire traversée de ma vie en ferry…

Rappelez-vous, c’était la tempête donc imaginez la mer…

Déjà le bateau avait 1h de retard et on a vite compris pourquoi.

Des vagues énormes, le bateau tanguait, on avait vraiment l’impression qu’il allait sombrer

J’ai été tellement malade. Guitou était blanc et n’était pas du tout rassuré.

Le bateau a fait escale sur un île, j’en ai profité pour prendre l’air et ça m’a fait du bien. Il n’y avait plus de vagues.

Nous sommes rentrés dans le bateau et j’ai voulu ressortir pour prendre des photos de l’île et de la tempête tant que ça ne secouait pas trop car nous étions abrités du vent par l’île.

Sauf que, d’un coup, le bateau a recommencé à tanguer, c’était vraiment impressionnant. Au début, j’ai trouvé ça drôle puis j’ai eu vite peur, j’étais coincée au milieu du pont, je ne pouvais pas bouger car j’étais abritée par un mur

Heureusement, mon sauveur, tel Jack du Titanic, mon amoureux, est venu à la rescousse de sa princesse ! Il m’a grave engueulée ! Dans Titanic, quand Jack sauve Rose, il tombe amoureux, il ne l’engueule pas ! Bon, on va considérer que Guitou était déjà tombé amoureux de moi !

Morale de l’histoire : ne pas sortir pour prendre des photos quand c’est la tempête !

Le reste de la traversée a été difficile, j’ai lutté pour ne pas vomir ! A un moment, je me suis endormie…

Arrivés à Skutvik, sur la terre ferme et en vie, quel bonheur !

Trop drôle, dans le van, avant de quitter le bateau, un monsieur a interpellé Guitou qui portait son écharpe de Bodo et ils ont parlé foot. Il trouvait incroyable que des Français connaissent l’équipe de foot de Bodo… euh…

On a roulé un peu pour avoir moins de trajet le lendemain.

Il n’y avait plus de vent, ça faisait du bien ! Passage par les fjords et les montagnes, grandiose !

Coïncidence, nous avons dormi à Rognan ! D’une part, pour une fois je ne suis pas obligée de vérifier 10 fois l’orthographe du nom de la ville et, d’autre part, c’est quasiment mon nom de famille !!!

Douche vite fait le long du fjord, bien rude…

Dodo car on était KO par tous ces événements. Nous n’avons même pas dîné tellement nous avions encore l’estomac retourné !

Jour 14 – Vendredi 12 août – Rognan – Lom (sud de la Norvège)

Réveil à 9h ! Alors qu’on voulait se lever tôt et partir max à 8h30.

Petit dej au lit…

En Norvège, on dormait vraiment bien, parfois même 9-10h, on devait avoir besoin de sommeil.

Grosse journée de voiture aujourd’hui pour rejoindre le sud.

Passage par le parc de national de Saltfjellet/Svartisen, magnifique avec de la neige.

Il faisait 6 degrés… allions-nous vraiment vers le sud ?

Pour info : on roulait sur la E6, l’autoroute norvégienne, limitée à 80 km/h !

Une longue route ponctuée de fjords, cascades, lacs toujours aussi grandioses et de la pluie hihi…

Dans l’après midi, température record : 18.5 degrés, du jamais vu !!! et du soleil, miracle…

Nous avons mangé sur la route pour ne pas perdre de temps.

J’ai conduit mais très peu car, soi-disant, ma façon de conduire le stress et c’est plus fatigant de me regarder conduire que de conduire !!!

Bref, on avançait mais pas vite car 80 c’est 80 et personne ne va au-delà !

En fin de journée, nous sommes passés par une route fabuleuse, le long d’une rivière, avec les montagnes enneigées, dans le parc national Dovrefjell-Sunndalsfjella.

Franchement sublime, sous une belle lumière.

Guitou ne voulait pas s’arrêter pour des photos, j’ai réussi à avoir gain de cause pour un stop !

Le parc ressemblait un peu aux Monts d’Arrée (Finistère), avec la même végétation, assez incroyable.

En plus, ce n’était plus humide comme les autres jours.

Arrêt à LOM et non l’OM hihi.

Le long de la rivière, superbe ! Surtout, il y a l’effet miroir que j’adore ! Qu’est-ce que je l’ai saoulé avec mes miroirs ! «je ne vois pas de quoi tu parles»

Il faisait 16 degrés à 22h30 et nous avions chaud, quel miracle !

J’ai enfin pris une douche sans avoir à me réfugier dans le van et sans mettre 10 000 couches de vêtements pour me réchauffer ! le bonheur… par contre pas de froid mais des moustiques (on ne peut pas tout avoir).

Jour 15 – Samedi 13 août – National Park Jotunheimer

Réveil sous la chaleur : 16 degrés

Pas le grand ciel bleu mais c’était très beau.

On avait dormi 10h, tellement calme ce spot à côté de Lom

1er stop : Lom – très jolie ville, église et cimetière ravissants, une église en bois, moins austère et imposante que les églises catholiques.

Les maisons ont aussi leur style : en bois, avec pour la plupart de l’herbe sur le toit (je suis fan).

Stop à la boulangerie de Lom qui est, selon le guide, la meilleure de Norvège… j’ai préféré celle de A dans les Lofoten. Mention spéciale pour les toilettes. D’ailleurs, on s’était dit qu’on remplirait nos bonbonnes en revenant de notre journée.

Direction la route 55 : Sognefjellet.

C’était couvert mais merveilleux avec les montagnes environnantes du parc national de Jotunheimen.

Guitou a mis les pieds dans une rivière, apparemment elle était à zéro (mais ne pas écouter un Marseillais).

Le matin, nous étions en teeshirt à Lom, les gens en doudoune… clairement, ils n’avaient pas connu le grand Nord !

Plus nous montions en altitude, plus il y avait du brouillard et il faisait froid. J’avoue que j’avais de moins en moins envie de faire du vélo !

Arrivés à Tuntagro, jonction entre la route 55 et 53 (Tindevegen), le brouillard s’était dissipé. On a donc décidé de partir en vélo, d’autant plus qu’on allait se réchauffer avec une belle montée.

C’était le cas : 13 km de montée, un peu dans les nuages et la vue un peu bouchée, ça montait vraiment raide !

Superbe, avec des moutons sur notre route.

A un moment, petite descente pour mieux remonter.

Ensuite, 20 km de descente (je me disais mince il va falloir les faire en montée !).

On avait hésité à descendre mais je voulais vraiment aller à une chute d’eau connue.

Plus nous descendions, plus il faisait chaud et j’avais vraiment chaud avec toutes mes couches de vêtements.

Arrivée sur les hauteurs d’Ovre Ardal : très beau lac

La traversée de la ville et notamment les maisons m’ont fait penser au Canada.

Quelques km plus loin, à Vetti : 1ère chute d’eau où nous avons pique niqué. Il était déjà 15h, nous étions partis tard et la route 55 est longue et sinueuse, donc nous avions mis au moins 1h.

Je pensais que la chute connue, Vettifossen, était au bord de la route mais pas du tout !

En fait, il y avait un chemin, genre une piste VTT pendant 6 km (on adore) puis une petite rando.

On s’est demandé si on y allait mais on était là, autant aller jusqu’au bout !

Quand on me connait, on sait combien j’aime le VTT et que je suis très très forte…

Imaginez un vélo de route, une fille pas à l’aise qui court à côté de son vélo… car oui parfois ça allait plus vite en courant !

On a fait quelques pauses, pour mon plus grand bonheur… car oui c’était splendide avec une chute majestueuse, des cascades partout, bref top et il faisait beau !

On a posé nos vélos pour une petite randonnée, dans la boue.

Précision : Guitou avait un sac à dos avec nos baskets + antivols + vestes de vélo (le sherpa quoi !)

Passage d’un pont de singe, la balade était trop belle mais on allait trop vite, limite je courais derrière lui…

Arrivés à la chute, superbe ! Elle se méritait donc on l’appréciait encore plus !

Petite pensée pour la France, en période de canicule, qui brûlait… et tant d’eau ici c’est ouf !

La partie marche s’est faite rapidement et tenez-vous bien, les 6 km retour en «VTT» presque vite ! Je ne suis descendue de vélo qu’une seule fois, Guitou était surpris de ne quasiment pas m’attendre. J’étais KO, surtout que sur cette partie «piste», il y avait des petites montées.

Quand nous avons retrouvé la vraie route, le kiff total !

En plus, pour revenir à Ovre Andal, du plat et des montagnes alentours, sublime.

Il était plus de 18h quand nous sommes arrivés en bas de la montée de 20 km. Je savais que pour revenir à la voiture, j’en avais au moins pour 2h. Ma décision était prise : j’allais faire du stop !

J’ai dit à Guilhem de partir à son rythme et de ne pas m’attendre. Evidemment, je suis aussi partie avec lui. La 1ère partie de la montée est la plus difficile avec un fort dénivelé et des virages en épingles.

Je pédalais, je pédalais mais pas de van ou de camping car à l’horizon… je commençais à me faire à l’idée que j’allais devoir me taper les 20 km de montée quand, au bout de 10 km, hourra, un grand van ! je me suis plantée au milieu de la route : des Allemands qui n’ont pas eu d’autre choix que de s’arrêter ! J’étais rincée et il était déjà tard.

Peu de temps après, on a récupéré Guitou ! J’avais trouvé LE van idéal pour mettre nos vélos !

La route était longue, ils étaient impressionnés par notre performance… et bon plan : on avait fait en descente la longue montée qui était complètement dégagée, superbe !

Bref : 63 km/1 600 m D+

Route 55 dans l’autre sens, cette fois sans le brouillard, ça se passait de mots tellement c’était magique surtout avec les belles lumières du soir.

Evidemment, il était tard, donc la boulangerie serait fermée, pour recharger les bonbonnes aux toilettes, du coup on a fait le plein dans une cascade.

21h30 – après Lom : dîner le long de la rivière + douche.

Il faisait bon, c’était agréable.

Encore un peu de route pour trouver un spot proche de Gjendesheim.

Au crépuscule, le passage le long des lacs, sous la lune…grandiose !

Spot mais pas seuls : beaucoup plus de touristes ici que dans le Nord, le long des lacs, les parkings étaient pleins.

Dodo après cette belle grosse journée…

Jour 16 – Dimanche 14 août – Besseggen National Park – Jotunheimen Oslo

Réveil sous le soleil, pas un seul nuage… ouf pour notre dernier jour en Norvège.

Parking pour la rando de Besseggen : un max de monde !

Je me suis dit que ça allait être l’autoroute…

Il faut prendre une navette qui nous mène au départ d’un bateau.

Pour info, cette rando est magnifique (cf photos) mais un peu chère car il faut payer le parking puis le bateau (20 euros/personne).

Le bateau part de Gjendesheim vers Memurubu, traversant une partie du splendide du lac Gjende. L’idéal aurait été de faire une boucle dans le parc, sur 2 jours voire plus, mais nous n’avions pas le temps. On reviendra pour y randonner car ce parc est fabuleux.

Départ de la rando : on a direct tracé dans la montée pour ne pas rester avec les touristes !

Franchement, c’était magnifique, des lacs partout, les montagnes enneigées.

On a vu des rennes majestueux, proches de nous.

A mi-parcours de la rando, pause dej rapide au bord du lac Bessvatnet, en bas de Besseggen.

Sublime, avec en prime nos derniers snickers !

Montée raide avec des parties grimpette dans les rochers, pour atteindre le Besseggen.

La vue était juste dingue, dingue !

Ensuite changement total de paysage, très lunaire, un cratère lunaire… c’était de la caillasse qui faisait bien mal aux pieds !

Ensuite, longue et belle descente, pour une fois sans boue

Une magnifique rando, avec un peu de monde, mais qui vaut vraiment le coup pour ses paysages de dingues.

16 km/1 100 m D+ en 5h (pause dej et pauses photos incluses). C’est indiqué 6h30 haha.

Pourtant on n’a pas été super vite !

Diner à Oslo, dans un superbe restaurant, après une pause douche dans la nature. Miracle il faisait 26 degrés !!! Du coup autre miracle : mon second shampoing des vacances. J’ai même mis une petite robe, ça y est je redevais la gabrielle citadine…

Ensuite, une longue longue route de retour ! Toutes les bonnes choses ont une fin…

Conclusion

De magnifiques vacances, des paysages admirables, la météo un peu moins… mais qui nous a permis de nous adapter.

Merci à notre super van de nous avoir amenés et ramenés à bon port.

Merci au super driver qui a beaucoup beaucoup conduit : 8 000 km !

C’est mon plus long voyage en voiture, un peu long parfois mais quand on était en Norvège, c’est passé vite avec des paysages sublimes.

Le van nous a permis de réadapter notre itinéraire à la fin, notamment dans les Lofoten.

On peut presque dire merci à la météo car sans la tempête, nous n’aurions pas découvert le superbe parc Jotunheimen !

Nous avons vécu de super moments, parfois dans la difficulté, ce qui a permis de souder encore plus notre couple. A quand le prochain, cette fois avec notre Roxie ?

Hâte de retrouver une vraie douche mais seulement pour 2 jours car je repars dans les Pyrénées !

J’aime ce genre de voyage, avec un confort rudimentaire…

Ne pas oublier que le confort n’est pas acquis pour tous et que nous sommes chanceux.

L’eau devient une ressource rare et précieuse (enfin en Norvège, ce n’est pas ce qui manque !) et il faut la préserver.

Quand nous voyons toute cette eau et les feux dus à la sécheresse en France, ça fait réfléchir.

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