La traversée des Pyrénées par l’HRP : Partie 3 : Les 4 premiers jours

Dans la continuité de l’année dernière, je repartais arpenter les Pyrénées, encore une fois par l’HRP (haute randonnée pyrénéenne). Pour rappel, en 2019 : 9 jours de l’HRP de Pont d’Espagne au lac d’Oo (environ 165km, entre 12.000 et 13.000 de dénivelé positif). (Partie 1 : par ici) (Partie 2 : par ici)

Le but étant de faire la traversée dans sa totalité par petites portions chaque année.

Je voulais repartir de là où j’avais terminé l’année dernière. Sauf que cette année étant un peu particulière, et Damien devant me rejoindre un peu plus tard sur le parcours, si je recommençais au même point il aurait dû laisser la voiture en Espagne. Aux informations, juste avant le départ, ils parlaient de plus en plus de refermer les frontières, nous avons décidé de commencer deux jours plus loin, soit de Vielha (en Espagne).

Allez je vous embarque encore une fois pour 6 jours et demi de treks, 125km, 8600 D+.

Avec qui ?

En bonne compagnie évidemment !!

Les premiers jours : avec Montaine, une amie également ancienne avocate (du coup comme on peut s’en douter nous nous sommes rencontrées à l’école d’avocats ? Même pas, sur une course !!! La course des avocats quand même haha), très sportive et qui adore les Pyrénées !

La seconde partie : avec mon Damien !! Autant il adore randonner sur un ou deux jours, autant ce n’est pas spécialement son truc de randonner sur plusieurs jours, de porter un gros sac et de dormir en tente. Pourtant, il m’a dit « allez, c’est ok, je le fais avec toi, mais pas 9 jours tout de même ! ».

Avant de commencer un petit préambule sur la préparation et le sac

Je vais me redire par rapport à l’année dernière, car c’est quasiment pareil. Avant de partir, j’ai pesé le sac : 14,5kg, un peu trop lourd pour mon gabarie.

le sac est plus grand que moi hahaah

Également : mon sac est un deuter (60L+ 10L).

Donc rapidement, le récap :

Dans mon sac :

  • Vêtements :
    • pour la journée : deux tee-shirts, un short, 2 brassières, un legging (j’aurais pu m’en passer), une doudoune en duvet compact, une veste aérante et imperméable, une paire de gants, 2 paires de chaussettes chaudes et techniques pour marcher,
    • Pour le soir : pantalon de rando léger
    • Nuit : débardeur fin
  • Eau : deux gourdes de 1L
  • Nourriture : Pour le petit dej : j’avais préparé comme toujours des sandwichs de pain complet au beurre de cacahuète, bien compacts (pour 4 matins). Pour le midi et soir : barres spéciales pour un repas, 3 lyophilisés, graines et fruits secs, snickers
  • La popote de Montaine, avec le bruleur
  • Accessoires : frontale, boussole, cartes IGN, couteau suisse, carnet de voyage, bic
  • Trousse à pharmacie : avec notamment pansements, talc
  • Trousse de toilette (pour qu’elle soit la plus légère possible j’utilise une pochette plastique hermétique) : le minimum, même pas de shampoing !
  • un sac de couchage en duvet  d’oie (le mien est un Valandré) :
  • matelas compact
  • Serviette compacte très légère et qui sèche rapidement
  • une paire de tongs
  • un panneau solaire pour recharger mon appareil photo : très utile et fonctionne très bien.

En dehors du sac :

  • une paire de chaussures de rando : une nouvelle paire : la sportiva, enfin une paire qui ne m’a pas fait d’ampoules
  • bâtons de randonnée très légers et pliables
  • appareil photo

Montaine portait la tente (une MSR hubba hubba, la même que celle que Dam allait ramener ensuite).

Quand Damien est arrivé, pas trop de changements, juste il m’a rechargée en nourriture, et j’ai rendu la popote à Montaine. Damien avait le réchaud et la tente.

Concernant la préparation physique, pas de prépa physique !! Je fais suffisamment de sport, et on avait fait plein des rando après le déconfinement.

Allez, je crois que j’ai fait le tour pour le récap !

Day 1 : De Hospital de Vielha (Esp) à Estang de Rius. 750D+. 5km.

La première mission a été de nous rendre au point de départ, ce qui ne fût pas une mince affaire, enfin si car on est des pros du stop !!

Je passe les anecdotes du stop, qui furent vraiment marrantes. On retiendra quand même, que les finistériens sont les meilleurs hahah, notamment au moment où nous avions très faim, il était déjà 14h, sauf qu’on avait tellement enchainé les stops que pas le temps de manger, le campingcar est arrivé pile au bon moment !! Nous étions tranquillou posées sur la table de picnic pour manger nos sandwichs, quel luxe !! Je n’avais avec jamais fait cela en stop !

Trop drôle, le stop d’après, encore des bretons ! A croire qu’il n’y a que des bretons dans les Pyrénées ??

Tellement fortes en stop, qu’on s’est fait arrêter par un flic espagnol, non je rigole, c’est lui qui s’est arrêté sur notre passage pour nous déposer à Vielha.

Bref après 7 stops, nous sommes arrivées à bon port. Nous étions même en avance sur le timing (oui oui vous ne rêvez pas, pour une fois j’étais en avance !! Tellement en avance qu’on a eu le temps de bien marcher ce jour là (bon il était 16h30 donc pas une journée de 8h quand même !).

Surtout il faisait bien beau (orages de prévus normalement ce jour-là, mais là rien à l’horizon), nous nous sommes dit qu’on pouvait démarrer sereinement la rando.

Départ de Espitau de Vielha (1550m) sous la chaleur.

Montée, forcément, il fallait bien grimper dans les montagnes. Surprise des moutons par centaines, j’en avais jamais vu autant, ils se confondaient presque avec la roche calcaire de la montagne.

A un moment, nous avons perdu le chemin, nous commencions à nous embarquer dans la caillasse. Chemin vite retrouvé pour continuer de monter.

Heureusement que les nuages sont arrivés car on avait beaucoup beaucoup trop chaud !!

Passage de Port de Rius (2344m), magnifique la vue sur l’Etang de Rius. Nous n’avions pas mis beaucoup de temps à monter, mais on était quand même contente de trouver un coin pour nous poser.

Mais la première réflexion fût « ou va-t-on planter la tente ??? ». Au vu des cailloux partout, nous étions perplexes.

Plus nous avancions le long du lac, plus c’était incroyable. Lac splendide avec des petits ilots. C’était bien dommage qu’il y avait les nuages (du coup il faut savoir !!), car ça donnait presque envie de piquer une tête.

On en a quand même profité pour se doucher (après avoir trouvé un coin top pour planter la tente, un peu abrité du vent et le long du lac).

L’eau était méga bonne, du coup la douche était super agréable (peut être que je ne suis pas super objective niveau température de l’eau !! En tout cas Montaine était du même avis, bon faut quand même préciser, elle passe ses étés en Bretagne depuis qu’elle est toute petite). En plus, personne, donc on a pu se mettre à l’aise…

Montage de tente, pas dépaysée, puisque c’est la même que la nôtre.

Nous avons voulu trouver le spot parfait pour nos dos, donc test à différents endroits « ah non, trou dans le cul ».

L’heure du repas : ce fût notre koh Lanta de l’allumage de la popote (à l’ancienne pas de réchaud) avec le vent. On a donc allumé le feu dans la tente (bon sans mettre le feu tout de même, ça aurait été dommage de ne plus avoir de chambre pour la nuit !!). Mission réussie. J’ai eu mon eau chaude tout allait bien !!

Petit diner face au lac, seules au monde, pas un bruit tellement paisible.

Première soirée au top, j’attendais ce moment avec impatience, de me retrouver coupée au milieu de nulle part, à revenir à l’état de nature.

Premier brossage de dents dans un lieu de rêve.

Couchées comme les poules : à 21h30 les mamies somnolaient en entendant au loin l’orage gronder…

Day 2 : De Estang de Rius (Esp) à Reguge Comoes. 1100D+/1000 D-. 18km.

Réveil juste magique. Le soleil pointant son nez, des petits nuages et le lac..

Surtout nous n’avions pas eu d’orage pendant la nuit.

Premier petit déj triple sandwichs beurre de cacahuète, la base, comme d’habitude et ils me tiennent bien au corps.

Le temps de ranger la tente et de prendre le petit déj, ça y est plus un seul nuage et soleil de folie.

En prime, vision d’un petit isard qui gambadait sur les crêtes.

9h départ, il faisait déjà chaud.

Arrivées au premier lac : Etang Tort de Rius. Alors quelle est la différence entre un lac et un étang ?? Vous avez 3h !! Je l’ai su qu’à mon retour, alors il faudra patienter pour avoir la réponse. Indice : ce n’est pas une question de taille.

1ère péripétie : une fois n’est pas coutume, pour une photo, je suis montée sur un rocher et je me suis entaillée la main. Bon le rocher était pentu et la photo en valait la peine non ? On va dire que oui !!

C’était assez impressionnant car nous avions l’impression que les rochers avaient été catapultés. Nous n’avions aussi encore croisé personne, alors que l’endroit était dingue !!

Une petit montée dans la caillasse, puis arrivées à Port de Rius (2500m). Magique. Vue de folie sur les deux étangs, celui que nous venions de longer et le nouveau : Etang de Mar. Tout était sublime.

En commençant à descendre (très abrupt, dans les rochers), on a pu apercevoir le plus improbable : une plage !!! oui oui ce n’était pas un mirage, mais bien une vraie plage. Nous n’en revenions pas, comment une plage avait-elle débarquée en plein dans les montagnes ?

En arrivant : véridique : du vrai sable ! Rien vu de tel, nous étions à plus de 2000m en pleine montagne et nous nous baladions sur une plage, normal !

Comment résister à s’y baigner ?? On n’a pas pu ! Pourtant au début, ce fût tellement froid, mes pieds brulaient ! En fait en allant vers l’endroit où était Montaine c’était moins froid (la cachotière, elle avait dû pisser hahaahha). Alors hop baignade. Il n’y avait personne, niquel pas besoin de mouiller le short et la brassière…

D’ailleurs en remettant mon short (le seul de tout le séjour), j’ai pu remarquer que je l’avais déjà taché avec le sang de ma main !! Niveau propreté on était pas mal !!

On a repris le chemin (si tant est qu’on puisse appeler cela un chemin, mais plutôt pierrier caillasse) en longeant le lac, qui était immense.

Encore des petites criques de temps en temps avec une eau turquoise, tellement claire.

La descente avant d’arriver au refuge fût abrupte et rocailleuse (encore). Ce qui nous a frappé c’est le changement de végétation, on passait de très sèche/rocailleuse à des petits pins et beaucoup de végétation.

Arrivées au refuge Restanca (2000m) à flanc de lac, pas mécontentes car on avait faim et soif.

Nous avons mangé, ce qui nous a fait le plus grand bien, même la flamme de la popote n’a pas été perturbée par l’hélicoptère qui s’est posé presque à côté de nous.

Bon fallait quand même repartir, une montée nous attendait. Assez rapide pour atteindre le lac de Cap de Port (2250m), très beau avec les aiguilles des falaises au loin.

Le reste de la montée fût dans les rochers. En gros, mais je pense que vous l’avez bien compris, le chemin n’a jamais été roulant pendant toute la journée !

Port de Rius (on constatera que les espagnols sont très originaux dans leur choix de nom de cols, en cas de doute autant dire direct Port de Rius et on a très peu de risques de se tromper haha) (2475m) : ouf ! Vue sur le lac des Monges, sublime.

Redescente, puis petite partie plate (enfin), herbeuse pour remonter un peu et atteindre un col et vue juste incroyable sur les lacs (Mangades et Port de Caldes) avec des petits ilots. Émerveillement !!

En descendant (encore !!), nous avons croisé un mec qui faisait toute la traversée des Pyrénées par l’HRP versant espagnol, il nous a demandé si nous comptions passer par Airoto. Nous lui avons répondu non, et il nous a raconté que c’était ultra galère, sans traces, dans un pierrier pendant très longtemps. Cela nous a confortées dans l’idée de ne pas passer par là (nous devions y passer, mais on a changé au dernier moment car on ne trouvait pas de chemin).

Qui dit descente, dit remontée. On a aperçu des vaches posées tranquillou dans l’herbe sur la pointe d’un lac. Elle n’ont même pas daigné tourner la tête (c’est pas encore pour cette année que les vaches espagnoles me comprendront !! haha)

mes copines les vaches

Au sommet, vue encore ouf des deux côtés (col de Coldes ou de Colomes). Par contre des gros nuages noirs de tous les côtés. Il ne fallait pas trainer !!

Dernière descente qui m’a paru longue car un peu fatiguée et je commençais à en avoir marre et mal aux épaules avec le sac lourd !

On a croisé des petites marmottes pas farouches, trop mimis, elles jouaient entre elles, tandis que le chef de famille était tranquille sur son rocher !

En descendant, nous avions la vue encore sur de nombreux lacs.

Finalement, nous sommes arrivées (au refuge de Colomes, même si nous n’y allions pas), il commençait à pleuvoir. Nous avons vite trouvé une place pour dormir pas loin du lac Colomes. Finalement, il a juste plu trois gouttes.

Montage de tente, bon avant on a viré une bouse de vache, qui aurait été en plein dans ma sortie de tente.

Douche dans le ruisseau, comme propre !

Tandis que nous nous étirions, nous nous sommes faites attaquer par des moustiques (enfin surtout Montaine, elle avait le style avec son beau bouton sur le front haha). Insupportable !!

Du coup préparation du diner à l’intérieur de la tente pour éviter les moustiques !! Faire le feu dans la tente, c’est clairement une technique !

Petite anecdote de cette fin de journée : nous n’avions presque plus d’eau du coup nous nous sommes empressées de la recharger à la rivière et en mettant micropure ! Au bout du temps imparti, en goutant l’eau, elle avait vraiment goût de vaches hahaah !! moi qui aime l’eau j’étais servie lool ! En tout cas nous ne sommes pas tombées malades !

Day 3 : de Refuge de Colomes (2150m) à Montgarri (1700m) : 700 D+ / 800 D-. 16 km.

La journée a débuté à… 5h30 à mon plus grand plaisir !! Un réveil bien brutal : de grosses gouttes de pluie tombaient sur mon visage… tout en entendant l’orage qui frappait !

J’ai pensé à Koh Lanta, quand ils passent des nuits entières sous la pluie, pour ma part c’était juste quelques gouttes d’eau pendant 30 min et j’étais abritée par la tente (logiquement !).

Je me suis rendormie et en me réveillant à 7h30, le soleil perçait et scintillait sur la montagne…

Par contre la tente était trempée. Nous en avons profité pour prendre le petit déj au soleil face au lac, la belle vie.

Avant de reprendre la route, nous sommes allées au refuge (sans sac, c’est fou comme on revit !) pour nous recharger en eau (car j’étais un peu dubitative sur notre eau de vache !!). Il n’y avait plus personne au refuge et tout était fermé. Nous avons frappé, puis tenté de rentrer. Le monsieur nous a rembarré et gueulé dessus (en espagnol, heureusement que je suis bilingue , ou peut-être je n’ai pas bien compris haha !!) en nous montrant au loin où se trouvait l’eau. Vraiment pas sympa du tout !! En tout cas ce n’était pas fini pour la journée, les espagnols pas très sympathiques !!

A côté de l’eau il y avait de la menthe, on n’a eu aucune scrupule à lui piquer sa menthe et la mettre dans nos gourdes.

Cette péripétie n’allait pas nous empêcher de marcher et cela tombait bien car nos sacs nous attendaient patiemment.

Nous avons passé le barrage. Petite montée, heureusement sous les pins pour éviter la chaleur.

Arrivées à un Etang (étang de Baish), trop beau, marécageux avec petit ilot.

Partie plate puis descente. Très agréable car beaucoup plus roulant que la veille.

Grosse montée, à pic et en pleine chaleur. A la fin, dans la caillasse, à notre plus grand bonheur. Arrivées, dégoulinantes de sueur à Coth de Sendrosa (2461m). Vue magnifique au-dessus des nuages, avec les montagnes enneigées au loin. Nous voyions même les montagnes de la veille qui paraissaient déjà bien loin.

Après une montée, évidemment une descente ! On a directement coupé sans chemin, descente raide, herbeuse avec quelques ruisseaux. Bon j’ai glissé (heureusement seulement mon pied) dans la boue et bien profond !! Mes chaussures étaient quasiment comme neuves haha.

Passages de petits ruisseaux au niveau du barrage.

Longue descente, progressive sur une espèce de piste. Par moment on pouvait couper par l’herbe, ça évitait les cailloux qui font mal aux pieds.

On a piqueniqué le long de la rivière, liophylisé, pour changer ! Montaine m’a dit qu’elle avait vraiment super mal aux pieds et qu’elle commençait à avoir des ampoules vraiment importantes (cela m’a fait penser à moi et mes pieds sur le GR20 !).

Nous avons continué de descendre, le chemin est devenu une route, ce qui était assez relou. Au loin, nous avons vu des gens avec une voiture, nous nous sommes dit que ça serait l’occasion qu’ils nous descendent jusqu’à Baqueira, étant donné que cette petite partie consistait à marcher sur la route (en gros nous étions quasiment à Port de Bonaiguia).

En plein centre de Baqueira, nous en avons profité pour donner quelques news aux proches (comme nous captions), recharger l’eau dans un hôtel (et aller dans de vraies toilettes !!)

Direction Pla de Beret ! J’ai reconnu le paysage, comme avec Damien nous y étions allés cet hiver pour skier.

Puis longue plaine descendante jusqu’à Montgarri (environ 1h30 de marche, mais je ne me souviens plus exactement, en tout cas c’est très roulant). C’est accessible en voiture, du coup à l’arrivée il y avait vraiment beaucoup de monde.

Montgarri est un ancien village abandonné, si tant est qu’on puisse parler de village puisqu’il y a juste une église et un refuge.

Nous avons planté la tente puis nous avons attendu désespérément que le soleil revienne (oui oui il va percer !), en vain, pour aller nous « doucher ». La rivière était bonne. Par contre étant donné que nous n’étions pas super bien caché et face au parking, nous étions beaucoup plus vêtues que les autres jours pendant notre toilette.

Petit diner dehors ! C’est fou comme on s’habitue vite à manger par terre !

En soirée, comme il faisait plus frais, nous avons pris nos appartements dans notre grande chambre.

Soirée de folie (jeu de cartes haha) en perspective ?? On dira que Montaine a été sauvée de ses nombreuses défaites (elle a une excuse, elle ne connaissait pas le jeu), par deux personnes à l’extérieur de la tente, nous demandant de l’ouvrir. Quelle surprise en ouvrant de découvrir deux gardes espagnols avec leurs flingues. Ils nous ont expliqué que le bivouac est interdit dans le parc national espagnol… Heureusement l’un deux parlait français, ok mon niveau d’espagnol est assez incroyable mais lorsqu’il s’agit de négociation, je suis bien meilleure en français haha.

Ils nous ont expliqué que nous avions deux solutions : trouver un camping, ou dormir dans une voiture. J’ai rétorqué que c’était un peu compliqué étant donné que nous étions à pied à faire une partie de la traversée des Pyrénées, donc pas de voiture et nos petits pieds étaient bien fatigués, nous n’allions pas remarcher des kilomètres à 20h30 pour chercher un camping. Bref, nous avons été très gentilles en leur précisant que nous n’étions pas du tout au courant pour cette formalité (ce qui était le cas, mais bon je ne devrais pas dire cela car nul n’est censé ignorer la loi) et que nous n’avions pas de solution à cette heure tardive. Du coup j’ai négocié de pouvoir dormir là et d’enlever la tente avant 7h le lendemain. Dans la négative d’un départ à 7h, nous aurions une amende.

Sur ce, le jeu de cartes s’est arrêté (au grand bonheur de Montaine !) pour dormir car le levé à 6h30 allait faire mal. Bon en même temps nous étions larges niveau heures de sommeil haha

Day 4 : de Montgarri (1700m) à refuge d’Estagnous (2200m) : 1200 D+ / 600 D-. 15 km.

6h30 : réveil. Hum je dormais trop bien.

7h01 : la tente était démontée. Par contre, pas de gardes à l’horizon. Ils devaient être tranquillou à dormir dans leurs lits douillets.

Il faisait bien froid car pas encore de soleil. Petit déj à côté de l’église.

Nous sommes allées demander de l’eau au refuge. Le gardien était-il plus sympa que celui de la veille ? Oui bien plus, ça nous a donné une bonne dernière image des espagnols.

Pour une fois, nous sommes parties tôt, à la fraiche. Une bonne partie en plein soleil, superbe avec les rayons du soleil.

Quand nous avons commencé à monter, c’était parfait car à l’ombre de la montagne. Puis montée par une petite forêt, la première fois que nous passions par une forêt d’ailleurs.

Re plat. Puis montée jusqu’au col : Port de Balonguera (2400m). La montée s’est faite facilement car pas mal à l’ombre, juste à la fin sous le soleil.

Nous avons continué jusqu’au passage de la Lègne (2500m), c’était superbe, très volcanique avec de la roche ocre.

Le versant suivant aussi était magnifique. Complètement différent de la veille en Espagne où c’était très caillasse, ici herbeux et petits fleurs etc…

Nous étions d’ailleurs de retour en France !

Après une col, forcément, une descente !! vue sur l’Etang Long, juste sublime. Un petit névé, du coup petite pensée à mon Damien en descendant en ski (sans skis hahah tooo schuss) comme nous avons l’habitude de faire.

Nous avons croisé un mec qui venait du sens inverse en faisant le GR10 et qui nous a dit « l’Ariège, c’est l’enfer » ! Nous n’avons pas compris pourquoi sur le moment, nous venions d’y arriver et c’était sublime.

Arrivées au lac, sublime. Il m’a beaucoup fait penser au lac d’Isabe (dans la vallée d’Aspe), très bleu, avec une végétation très verte tout autour.

Pause parfaite pour déjeuner. Évidemment session photo. Quand une anecdote photo arrive c’est que c’est mauvais signe !! Après avoir voir pris la photo (en mode retardataire), l’appareil est tombé dans la rivière !! J’ai envie de dire, il a connu pire le petit, alors il pouvait bien survivre à de l’eau, d’autant plus qu’on était seulement le 4ème jour, j’avais encore plein de photos à prendre !!

la fameuse photo

En profitant de nous poser un peu, de faire sécher la tente, mon appareil a aussi séché et niquel, il n’avait rien (il est robuste !!)

C’était reparti en longeant le lac à flanc et toutes les petites fleurs magnifiques.

Quelques parties avec une corde car c’est vrai que c’était très scabreux, autant tomber dans l’eau nous aurait rafraichies (bien glacé plutôt car elle était vraiment super froide !), autant je pense que mon appareil n’aurait pas apprécié une seconde fois !

Arrivées au bout de l’étang long, vue superbe sur l’étang Rond en contrebas.

Nous voyions le refuge au loin à peu près au même niveau que nous étions un peu plus mais pas beaucoup plus. Par contre pas de passage direct pour le refuge.

Que fallait-il faire ? Descendre pour mieux remonter évidemment !

Descente jusqu’à l’étang bien raide avec quelques parties avec corde d’ailleurs, mais ça allait il n’y avait pas de caillasse comme les autres jours.


Une remontée est bien raide, juste magnifique.

Vue sur le lac imprenable. Encore une fois, celui-ci, j’ai trouvé qu’il ressemblait au lac d’Isabe.


Nous sommes arrivées très tôt au refuge (15h), beaucoup de monde. Nous n’en revenions pas puisque nous avions quasiment croisé personne ce jour-là.


Il y a un accès assez direct et facile refuge du coup c’est pour cela qu’on voyait beaucoup de monde, et surtout déjà pas mal de tente montées !

Nous avons vite trouvé un spot pour planter les tentes (oui oui les tentes !!). Sachant que Dam était censé arriver avant nous (mais ça c’est parce que nous nous étions faites déloger à 7h du mat, pas le choix de partir tôt !), haha la blague (tjs en avance !).

Petit spot sur un ilot face au Mont Vallier.

Détente au soleil, à écrire, somnoler. De plus en plus de gens arrivaient au refuge, incroyable. Toujours pas de dam, le retardataire !! Certains regardaient mon emplacement de tente mais non non ils ne l’auraient pas haha.

Douche dans une cascade, vraiment agréable. En plus j’étais plutôt abritée !

Par contre, je commençais à me sentir un peu patraque.

Damien est arrivé, mon Ariégois chez lui en Ariége. Montage de tente. Et recharge du sac en nourriture, snif !! Je commençais presque à le trouver léger.

Lyophilisé ce soir ?? non soir de fête !! Diner en refuge ! Premier diner à table et non par terre depuis 4 jours !! Mais bon, apparemment, cela ne me réussit pas de manger attablé puisque pendant le diner j’ai dû aller 3 fois aux toilettes…

Magnifique coucher de soleil pour débuter ce séjour en Ariège. Ma foi, pour l’instant je ne comprenais pas trop pourquoi le mec avait dit que l’Ariège c’était l’enfer

Ps : tout le monde trouvait notre itinéraire du lendemain complètement ouf !!! !! Même le mec du refuge. Pour comprendre si « l’Ariège c’est vraiment l’enfer », la suite au prochain épisode

Une réflexion sur “La traversée des Pyrénées par l’HRP : Partie 3 : Les 4 premiers jours

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